Exemple d’effet de la lordose lombaire sur la compression des veines abdominales

Sur cette page, je vais donner quelques exemples sur le mécanisme de la compression lordotique des structures en avant de la colonne vertébrale, conduisant ainsi aux syndromes de compression abdominale.

Dans le premier exemple, une forte lordose comprime la veine cave inférieure chez un patient :

Dans les images Doppler couleur, le flux sanguin est codé dans différentes couleurs :

Le rouge est affecté au flux vers la surface du corps,

Le bleu est affecté au flux s’éloignant de la surface du corps,

vert est attribué à un flux turbulent qui indique une accélération ou des perturbations pathologiques du flux sanguin.

 

Les images ci-dessus montrent le fait de la compression de la veine cave par la colonne lordotique. A son début, là où la veine est encore large, l’écoulement est assez lent -22 cm/s. Quelques centimètres plus haut, là où les turbulences se produisent, la vitesse d’écoulement augmente rapidement pour atteindre une valeur huit fois supérieure à la normale.

L’image ci-dessous montre la compression sévère de la veine rénale gauche dans un syndrome de casse-noix. La compression est exercée par le renflement antérieur de la colonne lombaire, en appuyant par l’arrière contre l’aorte. L’aorte relevée comprime ensuite la veine rénale gauche par l’arrière, provoquant ainsi une accélération extrême du débit à 346 cm/s dans une veine ! C’est environ 15 fois la vitesse normale de l’écoulement dans la veine rénale gauche. Les images ci-dessous montrent l’effet de la décompression par étirement actif de la colonne lombaire, contrecarrant ainsi la lordose et réduisant la pression lordotique. Les turbulences disparaissent presque complètement et la vitesse d’écoulement chute à un neuvième des valeurs précédentes, ce qui indique une réduction de la pression veineuse dans la même plage.

 

Les images ci-dessous montrent l’effet de la pression de la colonne lombaire sur la compression de la veine rénale gauche dans le casse-noix artériel vu en coupe horizontale.

La vue conventionnelle du syndrome de casse-noix est que la veine est clampée par les deux branches du casse-noix – l’artère mésentérique supérieure en avant de la veine ainsi que l’aorte derrière la veine. Mais les observations chez les patients chez qui l’artère mésentérique supérieure a été transplantée vers le bas pour soulager un syndrome de Wilkie montrent clairement que la décompression de la branche frontale du casse-noix – l’artère mésentérique supérieure – ne réduit pas suffisamment la pression dans la veine rénale gauche. La pression principale est exercée par l’aorte par l’arrière !

Sur l’image de gauche, le patient est dans une position corporelle détendue, donc “normale”. La veine rénale gauche est presque complètement comprimée par l’aorte par l’arrière.

Dans l’image de droite, le patient réduit la pression de la colonne lombaire en l’étirant. L’effet est clairement visible : La veine rénale gauche s’élargit en raison de la pression réduite de l’aorte. Comme l’aorte est étroitement reliée à la colonne lombaire, elle fonctionne comme une barre de levage. La haute pression dans l’aorte raidit le vaisseau. Il peut ainsi transférer la pression de la colonne lombaire vers les structures situées devant l’aorte.

 

 

L’évaluation de l’effet de la lordose sur les syndromes de compression vasculaire est basée sur la technique PixelFlux.

Cette méthode permet une description détaillée sans précédent de l’effet hémodynamique des syndromes de compression vasculaire et de leur traitement.

Le diagramme suivant montre l’effet de la lordose sur la veine rénale gauche chez un patient atteint du syndrome du casse-noix. Ici, la suppression de la perfusion de la veine rénale gauche est évidemment plus prononcée dans la lordose maximale et est réduite par la flexion de la hanche et donc la réduction de la lordose de la colonne lombaire.

 

Le diagramme de gauche ci-dessous montre l’effet de l’obstruction de l’écoulement veineux rénal gauche sur la perfusion du parenchyme du rein gauche (liens). Les mesures de PixelFlux montrent une suppression du flux sanguin dans le rein gauche (liaisons) à environ 1/10 à 1/4 du rein droit (rechts), en fonction de la couche de vaisseaux parenchymateux (cortex proximal vs distal).

Seules les mesures PixelFlux peuvent montrer clairement qu’il y a un effet énorme du syndrome du casse-noix sur la perfusion rénale gauche (liens). De telles mesures sont une condition préalable indispensable à une bonne décision, qu’il s’agisse d’opérer ou non.

Dans le diagramme de droite, le succès de l’intervention chirurgicale vasculaire est à nouveau démontré par la technique PixelFlux. L’augmentation de la perfusion rénale gauche peut être démontrée et atteint le facteur 4-10, toujours en fonction de la couche des vaisseaux corticaux.